AIRPORT '77 (1977)
Titre en français : Les naufragés du 747




Genre : Triller aéronautique
Réalisateur : Jerry Jameson (ne confondez pas avec Jenna !)
Scénario : H.A.L. Craig et Michael Scheff
Sujet : un milliardaire fait transporter les invités de son exposition sur son avion privé dans lequel se trouvent des oeuvres d'art inestimables. Détourné après son départ, l'avion va finir sa course dans l'eau après s'être perdu dans la brume des Bermudes. Les passagers s'en sortent mais se retrouvent piéges au fond de la mer...
Principaux figurants :
- Jack Lemmon (Don Gallagher)
- Lee Grant (Karen Wallace)
- Brenda Vaccaro (Eve Clayton)
- Olivia de Havilland (Emily Livingston)
- George Kennedy (Joe Patroni)
Pays : Etats-Unis
Durée : 1h54

"Va prendre ton bain, Jumbo !"
"Je veux pas, je veux pas, je veux pas, je veux pas !"
Et non, il a pas envie d'aller à la flotte le 747 et on le comprend. Mais comme les mamans sont intraitables la-dessus, il n'y a pas de raison pour que les gangsters n'en fassent pas autant. Sauf que là, ils auraient bien voulu piquer les tableaux avant d'envoyer l'avion par le fond. Un pilote du dimanche qui a du mal dans le brouillard et une plate-forme pétrolière (pouvez pas la foutre ailleurs !) ont suffi à faire faire au Jumbo du surf (pas mal pour un début d'ailleurs !). En fait, c'est le seul mauvais médicament qu'il faut ingurgiter de force pour voir le film tranquillement : si vous pouvez accepter qu'un 747 reste intact après avoir percuté à près de 400 km/h la flotte, alors c'est parfait !
Le film se déroule la nuit, puis sous l'eau. Bref, très peu de lumière, alors si vous étes claustro, faîtes des pauses, sortez un instant dehors et dîtes vous que vous êtes bien sur terre, ni au dessus, ni en dessous. Pour ce numéro trois de la série, on mise sur l'angoisse des éléments : l'appareil, configuré en avion de luxe au début, fait monter au fur et à mesure l'adrénaline avec une cabine en piteux état après l'impact et de surcroit, se remplissant d'eau (à noter, l'eau vient d'en haut mais ça ne gène personne). L'escalier vous aidera justement à observer la dégradation de la situation. Il y a du bon dans cet épisode. Jack Lemmon est super dans son rôle de captain cool à la recherche de la solution miracle. On peut juste regretter que les passagers ne s'investissent pas plus avec la progression de l'eau, ces derniers restant trop sages dans leur siège.
Ce film tient en haleine du début jusqu'à la fin. Le début d'Airport 77 est le meilleur de tous ceux de la tétralogie : l'avion est sublimé à son arrivée (Dulles, toujours Dulles comme aéroport !) et on commence tout de suite avec les gangsters en train de mettre à exécution leur plan. Le fait de gazer les passagers n'est pas sans provoquer un certain malaise. Mais c'est de loin les vingt dernières minutes qui sont les meilleures avec des effets spéciaux remarquables au niveau du renflouement de l'appareil. Alors chers amis, sachez que Cameron n'a rien inventé avec Titanic !
Verdict : 17/20